Jean-Joseph Regnault-Warin

Résumé

Jean-Joseph Regnault-Warin Introduction à l'histoire de l'Empire français… (1821)

Mais ce philosophe vivait la veille d'une révolution; Bonaparte était né avec elle.
Il la voit d'abord tentée par le peuple, faite pour lui, et n'ayant pour mobile et pour objet que la liberté. Son âme forte et vierge encore s'unit à ce voeu : un jour il le réalisera par ses armes; aujourd'hui, il le seconde par quelques écrits. Le critique y cherche le talent littéraire ; le politique y surprend les chagrins ambitieux du conspirateur mécontent.
Bonaparte en effet conspirait déjà. L'âme forte et inflexible du premier des Brutus entrait dans son sein.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Introduction à l'histoire de l'Empire français… (1821)

Chez un peuple neuf, ou parmi une population depuis long-temps tranquille, l'enseignement peut ne dépendre que de la raison, parce que dans ces deux hypothèses, la raison privée a pour régulatrice la raison publique dont elle n'est même qu'un dérivé. En est-il de même à la suite, à la fin d'une révolution qui, sous prétexte de faire triompher la raison, l'a tant de fois déshonorée par des excès, rendue haïssable par l'exagération, coupable même par le crime ? Que faut-il alors pour la réduire aux limites du devoir? unité dans les principes, centralité dans l'action, uniformité dans le mode.
Source : Gallica

Jean-Joseph Regnault-Warin Introduction à l'histoire de l'Empire français… (1821)

Au temps qui ronge en silence, le politique oppose les lois ; aux secousses qui démolissent avec fracas, le guerrier oppose la conquête. Si donc dans le même homme se trouvaient réunis le législateur et le général, que devrait-il faire ? Non plus seulement conserver au lieu d'acquérir, mais acquérir pour mieux conserver. Ce qui serait un conseil dans des temps paisibles, devient un ordre pendant une révolution.
Source : Gallica

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