Résumé

Joseph Noulens Mémoire pour servir à M. le comte Pierre-Joseph-Théodore-Jules de Pardaillan contre MM. Augustin ou Auguste-Frédéric de Treil… (1867)

Ces exceptions n'altèrent en rien la règle consacrée par la vieille jurisprudence ; il demeure bien établi que le nom et les armes forment une propriété privée, et que l'inviolabilité de l'un s'étend aux autres. Nul n'a la faculté de ravir à une famille un blason qui résume son identité sociale et symbolise sa gloire ou son éclat historique. La seule chose admise et pratiquée sous l'ancienne législation, c'est l'écartelure des armes de la femme et de l'époux, avec cet avantage toutefois, pour ce dernier, que les siennes, tenant la droite du champ, primaient les autres, placées à gauche.
Source : Gallica

Joseph Noulens Mémoire pour servir à M. le comte Pierre-Joseph-Théodore-Jules de Pardaillan contre MM. Augustin ou Auguste-Frédéric de Treil… (1867)

Si on né pouvait recevoir un nom et une prééminence à titre d'héritier et de donataire à fortiori, on ne le pouvait pas comme acquéreur ; avec une telle licence, que serait devenue la sanction royale?
Les mots « baron de Pardailhan » expriment à la fois certaines dignités et le nom de la maison de Gascogne (1) . Le consultant qui la représente est fondé à veiller sur ce patrimoine historique. La loi, qui se trouve atteinte du même coup, doit faire avec lui cause commune; de celle façon, la justice, jalousé de préserver ses droits, préservera aussi des mémoires glorieuses.
Source : Gallica

Joseph Noulens Mémoire pour servir à M. le comte Pierre-Joseph-Théodore-Jules de Pardaillan contre MM. Augustin ou Auguste-Frédéric de Treil… (1867)

Nul n'a le droit de porter le nom de Pardaillan, s'il n'est patronymique; il pourrait l'être en dehors de la race chevaleresque de Gascogne, mais ce n'est pas le cas pour MM. de Treil, qui se l'arrogent en tout et partout. Voilà pourquoi nous les poursuivons comme nos faux homonymes. Leur déguisement en Pardailhan sur les listes électorales, dans les Dictionnaires d'adresses, leur correspondance, les affaires commerciales, dénature leur identité, et voile la nôtre. Le rôle du nom, qui est d'indiquer exactement la personne dans la société, se trouve alors perverti.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature