Jules Patézon

Résumé

Jules Patézon Hygiène de la vessie (1886)

En effet, quoique le besoin ait cessé, la vessie a continué à se distendre, et quand on a enfin le loisir d'uriner, on ne le peut plus. C'est alors que les efforts sont impuissants, que les tiraillements de la verge sont d'inutiles tentatives, c'est alors que l'inquiétude s'empare du patient et qu'il arrive à un état d'autant plus affolé et inquiétant que les pressions sur son bas-ventre globuleux déterminent de la douleur, qu'en un mot tous ses efforts n'aboutissent qu'à le congestionner il est en proie à une rétention d'urine.
Source : Gallica

Jules Patézon Hygiène de la vessie (1886)

D'autre part, si les besoins fréquents d'uriner n'ont laissé séjourner dans la vessie que peu d'urine à la fois, son ampleur diminuera progressivement et ses parois s'épaissiront; de là, un cercle vicieux et une coïncidence fréquente de ces deux états presque inséparables l'un de l'autre; maladie de l'organe et dérangement de la fonction. Que cet état pathologique de la vessie survienne progressivement par le fait de l'âge, ou brusquement pour une cause banale, l'homme qui en est la victime n'en est pas moins affligé, et aucune maladie ne conduit plus vite le vieillard à la décrépitude.
Source : Gallica

Jules Patézon Hygiène de la vessie (1886)

Si les conditions dans lesquelles on se trouve ne permettent pas de profiter pour vider sa vessie d'un besoin plus poignant que les précédents, le calme s'établit, calme trompeur qui fait croire à la disparition du danger et qui n'en est que la confirmation.
Source : Gallica

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