Résumé

François Ribes Pathogénie de l'incontinence d'urine chez les ataxiques (1899)

L’incontinence avec vacuité absolue du réservoir urinaire ne se rencontre que dans quelques cas rares et bien définis. Bien plus souvent elle n’est, selon la remarque de Dessault, qu’un symptôme de la rétention et qu’une miction par regorgement. Bien loin de ne pas contenir d’urine, la vessie d’un incontinent en retient presque toujours ; bien loin d’être vide, elle est souvent distendue. Le symptôme incontinence ne permet donc pas par lui-même de préjuger de l’état de plénitude ou de vacuité du réservoir urinaire.
Source : Gallica

François Ribes Pathogénie de l'incontinence d'urine chez les ataxiques (1899)

On peut d’ailleurs dire, d’après la thèse ' de M. Geffrier sur les troubles urinaires dans les diverses maladies du système nerveux, que « presque toute rétention d’urine due à une lésion nerveuse, vis-à-vis de laquelle on n’interviendra pas par le catéthérisme, donnera lieu, tôt ou tard, au phénomène du regorgement, car la fonction rénale n’est pas abolie ; la distension de la vessie, voire même des uretères et des bassinets a ses limites, et l’on ne connaît pas d’observation de rupture de la vessie dans le cas de rétention de cause nerveuse ».
Source : Gallica

François Ribes Pathogénie de l'incontinence d'urine chez les ataxiques (1899)

Certains malades, après avoir fait de longs efforts pour uriner, obtiennent enfin un jet plus ou moins vigoureux, mais tout à coup, la miction s’arrête, pour reprendre après de nouveaux efforts, et ainsi de suite. Quelquefois, le malade, après avoir uriné une quantité suffisante, croit avoir fini, mais à peine s’est-il rajusté que quelques gouttes s’écoulent de nouveau.
En résumé, dans la plupart des observations où l’on voit mentionnée l’incontinence, on remarque, quelques lignes plus loin, que le malade ayant été sondé, on évacue une quantité considérable d’urine.
Source : Gallica

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