Résumé

Louis Fabre Déformations du col vésical dans l'hypertrophie prostatique (1899)

En présence de ces malades le chirurgien ne peut donc pas se prononcer sur la forme de la lésion : c’est simplement un vieillard qui a de la rétention d’urine par le fait de l’obstruction du col vésical; qui est infecté et, par conséquent, présente un état général mauvais. Avant tout, il faudra éviter un traumatisme qui pourrait, comme la prostatectomie, ouvrir une nouvelle porte d’entrée à l’infection ; mais nous reviendrons sur cette question dans le chapitre du traitement où nous étudierons les avantages de la cystostomie sus-pubienne.
Source : Gallica

Louis Fabre Déformations du col vésical dans l'hypertrophie prostatique (1899)

Au début de la maladie, les reins ne présentent d’autres lésions que celles de la sclérose généralisée à toutes les voies urinaires; plus tard, au fur et à mesure des progrès de l’hypertrophie prostatique, la vessie ne se vidant plus que difficilement, cette rétention retentit sur l’organe générateur de l’urine qui se sclérose, se rétracte de plus en plus et présente bientôt toutes les altérations de la néphrite chronique ; quelquefois même dans le cas d’infection vésicale, on peut observer tous les ravages de la pyélonéphrite ascendante.
Source : Gallica

Louis Fabre Déformations du col vésical dans l'hypertrophie prostatique (1899)

Au toucher intra-vésical, nous constatons une saillie prostatique entourant le col vésical, à la façon d’un museau de tanche. La prostate énorme soulève la partie antérieure de la vessie, jusqu’au plan horizontal, passant par le bord supérieur du pubis. La distension de la vessie est telle, qu’il lui faut un bon moment pour revenir sur elle-même, et encore d'une façon fort incomplète. On fait les sutures; l’anesthésie par l’éther n’a pas été profonde.
Les suites opératoires sont simples. Le malade est lavé régulièrement, matin et soir, dans son lit.
Source : Gallica

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