Résumé

Pierre Seytre Renversement de la vessie dans le cul-de-sac de Douglas… (1897)

Que les choses restent en l’état, et la vessie, fortement déjetée il est vrai, n’en continuera pas moins à se vider ; tout au plus pourra-t-elle, par sa pression excessive sur l’utérus, qu’elle écrase de tout son poids, exagérer encore si possible cette rétroversion déjà si avancée. Mais la gravi-dité entre en scène, la rétroversion a rempli son rôle ; celle-ci a préparé l’oeuvre, celle-là prend le pas ; elle va la parfaire.
Augmenté, développé dans tous les sens, sous l’action de la gravidité, l’utérus ne trouve pas partout autour de lui un champ d’évolution également libre.
Source : Gallica

Pierre Seytre Renversement de la vessie dans le cul-de-sac de Douglas… (1897)

Cependant l’état de réplétion et de vacuité de l’un de ces organes a son influence sur la direction et le fonctionnement de l'autre. En dehors de la grossesse, c’est la vessie qui commande à l’utérus, l’abaissant quand elle s'emplit, le laissant revenir à sa position quand elle est vide. Mais les rôles sont intervertis dès que l’utérus entre en état de gravidité.
Alors c’est lui qui en impose à la vessie ; il est plus volumineux, son inner vation augmente, sa vascularisation s’enrichit, il devient le plus fort.
Source : Gallica

Pierre Seytre Renversement de la vessie dans le cul-de-sac de Douglas… (1897)

Mais il est une autre origine de la douleur, à notre avis, et qui explique bien son exaltation répondant à la moindre pression exercée sur la poche vésicale soit à travers la paroi abdominale, soit à travers le vagin : c’est la distension vésicale elle-même qui indépendamment des phénomènes de compression qu’elle exerce autour d’elle, crée dans les parois propres de la vessie, par la distension de ses fibres et l’étirement des rameaux sympathiques étalés à sa surface, une irritabilité spéciale qu’éveille le moindre contact, tel que celui du doigt vaginal explorateur.
Source : Gallica

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