Jules-Paul Tardivel,
Pour la patrie : roman du XXè siècle
“ Qui d’entre nous ne sent pas que, à moins d’une grâce spéciale, c’est l’enfer et les quelques années de vie qu’il choisirait ? Tant est faible, incroyablement faible la nature humaine déchue ! Cette faiblesse désespérante, Ducoudray l’éprouve. Elle l’épouvante, elle l’écrase. Il voit avec terreur que, pour l’amour d’un peu de cette vie qui ne lui inspire pourtant qu’ennui et dégoût, il va choisir l’enfer. Il se sent impuissant à faire, par lui-même, le moindre effort pour sortir de l’abîme. Et du fond de cet abîme, il s’écrie, dans un élan de vraie humilité : Mon Dieu ! ”
