Résumé

L. de Sévy La position à cheval à travers les âges… (1919)

Il faut donc mettre peine à faire que le cheval craigne le cavalier.
L'amour n'est pas une prise si assurée., d'autant qu'elle fait dépendre de la volonté du cheval. L'amour donc ne sert à rien, c'est la crainte qui fait tout. C'est pourquoi le cavalier doit se faire craindre, qui est le fondement de dresser un cheval. La crainte fait rendre l'obéissance, et la coutume à obéir rend un cheval dressé.
Source : Gallica

L. de Sévy La position à cheval à travers les âges… (1919)

Instruction à cheval. - La position est, comme toujours, la première indication donnée à l'élève.
Malheureusement, par une erreur depuis bien souvent partagée, Bohan ne semble pas soupçonner la nécessité d'une adaptation et proclame que « la position de l'homme sur le cheval doit être puisée dans la nature. » Il livre plus loin toute sa pensée, en affirmant : « L'homme aura beau raisonner, tant qu'il cherchera à corriger la nature au lieu de l'écouter, de la suivre et de l'aider, il sera dans le chemin de l'erreur. » (Du Paty de Clam.)
Source : Gallica

L. de Sévy La position à cheval à travers les âges… (1919)

Le culte de la force semble avoir survécu à sa nécessité.
Cette mentalité de lutteur se retrouve dans le domaine de l'équitation, sport jadis très en honneur. Les anciens conçurent le fait pour le cavalier de s'imposer à sa monture comme le résultat d'une lutte dont celle-ci devait sortir vaincue. L'atavisme observable dans le monde animal, en atténuant nos difficultés de dressage, ne nous permet plus actuellement de juger si cette conception s'imposait dans tous les cas. Le dressage de certains chevaux américains, brusquement arrachés à la vie sauvage, permet pourtant de le concevoir.
Source : Gallica

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