Résumé

La consolation d'Israël : second Isaïe (1927)

Il s'agirait plutôt, il s'agit en effet, d'un type idéal que l'on pourrait qualifier Messie, puisqu'il remplit une mission de salut auprès de l'humanité ; mais cette individualité messianique est elle-même insaisissable ; car le Messie en question n'est pas à venir ; le poète connaît toute sa carrière dans le passé, et il voit naître sa gloire ; il ne l'enferme pas dans le cadre limité d'une existence humaine ; à y bien regarder, l'histoire du Serviteur, naissance, éducation, malheurs, mission et avenir providentiels, se confond avec l'histoire d'Israël.
Source : Gallica

La consolation d'Israël : second Isaïe (1927)

L'idée seule devait vivre et grandir ; la foi seule devait être glorifiée. Le Dieu des Juifs devait conquérir les nations pour lui-même, et comme s'il laissait son peuple à l'abandon. Au lieu de participer au triomphe de Iahvé et d'avoir les nations à son service, Israël devait tomber pour des siècles au rebut des nations.
Le contraste des prévisions avec les faits est d'autant plus frappant que le prophète insiste davantage sur la certitude de ses oracles, garantie, selon lui, par l'accomplissement actuel des oracles anciens.
Source : Gallica

La consolation d'Israël : second Isaïe (1927)

Le Serviteur- Israël a été le bouc émissaire du genre humain. Grâce à lui, maintenant tout le monde est racheté, les Gentils comme les Juifs.
Mais le Serviteur- Israël va exceller dans la gloire comme il a excellé dans la douleur.
Le règne de Iahvé commence, et c'est aussi bien le règne de son Serviteur ; les tribus dispersées se rassemblent, les peuples accourent, le Serviteur fait l'union d'Israël, il éclaire les nations ; par lui Iahvé triomphe, et les nations, qui vont servir Iahvé, rendent pareillement hommage à son Serviteur.
Source : Gallica

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