Résumé

Le préjugé anti-savoyard. L'Académie et les gloires littéraires de la Savoie… (1906)

Ceci est une œuvre de violence, de perfidie et de scélératesse. Vous renverseriez donc la patrie si le chef l'ordonnait ?... La loi a pour caractère non équivoque le consentement général de la nation ; et depuis quand les peuples se sont-ils élu un roi despotique, arbitraire, absolu ? Depuis quand lui ont-ils remis le pouvoir de les égorger avec leur propre épée ? S'il règne sur eux, ce n'est que pour les défendre contre l'ennemi, pour maintenir l'harmonie dans l'intérieur du royaume, pour veiller quand ils dorment et non pour disposer de leurs jours au gré de son caprice.
Source : Gallica

Le préjugé anti-savoyard. L'Académie et les gloires littéraires de la Savoie… (1906)

La paix peut n'être pas fort éloignée ; je n'en sais rien, mais tenez pour certain que c'est la France révolutionnaire qui l'imposera. Cette guerre, si follement entreprise et si lâchement soutenue, perdra les rois dans l'esprit des peuples ; et notre misérable breloque de Savoie, dédaignée, abandonnée par tout le monde, restera en proie aux malins esprits comme une masure envahie par les spectres.
Source : Gallica

Le préjugé anti-savoyard. L'Académie et les gloires littéraires de la Savoie… (1906)

Dans cette terre auguste qu'il avait invité l'envahisseur à fouler, il ne pouvait trouver sa suprême demeure, la paix du repos éternel.
Mais une femme, Antigone, sœur d'Etéocle et de Polynice, n'entre point dans ces considérations. Elle est plus frappée de ce qu'elle doit à sa famille que de ce qu'elle doit à sa patrie. Elle ne veut point laisser sans sépulture le cadavre fraternel. Elle engage sa sœur Ismène à l'assister, et, comme Ismène, timide et craintive, s'y refuse,
elle prend, pour elle seule, l'honneur et le péril de sa désobéissance.
Source : Gallica

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