Résumé

Lettre adressée à M. Leconte : député de l'Indre… (1881)

Liberté, Égalité, Fraternité, je ne puis m'empêcher de murmurer tout haut : Voici le mensonge le plus audacieux que l'on puisse imaginer ! Oui, la République existe de nom, mais la liberté, la première base de ce gouvernement existe-t-elle ? Aux portes de la ville vous mettez en pratique le démenti le plus formel à ce que vous affichez sur vos monuments publics. Allons, hommes du gouvernement et administrateurs des villes, essayez donc de vous mettre en harmonie avec vous-mêmes, supprimez vos inscriptions si vous ne pouvez les mettre en pratique, ne serait-ce qu'au point de vue de la moralité
Source : Gallica

Lettre adressée à M. Leconte : député de l'Indre… (1881)

Nous pourrions même demander plus, nous pourrions demander, sans être exagérés, au-delà de la liberté de faire et d'agir, la protection des lois pour le travailleur, car puisque le travail est la source de toute fortune, il est aussi la source de paix et de concorde : plus il y aura de travailleurs, moins il y aura de paresseux et la paresse étant la source de tout vice, la protection au travail détruira le mal engendré par celle-ci.
Source : Gallica

Lettre adressée à M. Leconte : député de l'Indre… (1881)

Il me reste à examiner cette loi au point de vue de la Liberté et de l'Égalité.
On a vu ci-dessus, que l'ouvrier paie un impôt bien au-dessus de ses moyens, mais cela ne suffit pas : il est encore perçu sur le même travailleur un autre droit direct presque aussi fort que le premier.
Ainsi, tout industriel qui occupe des ouvriers et ouvrières paie premièrement une patente, qui est la prime du droit accordé à celui-ci de travailler: donc la liberté du travail n'existe pas, puisqu'il faut pour travailler payer un droit.
Source : Gallica

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