Résumé

Lettres d'un barbare à un docteur ou philosophe moderne… (1815)

Considérez combien il est urgent d'opposer une digue au torrent de l'imposture; le peuple est trompé avec plus d'audace qu'il ne le fût jamais: les nations de l'Europe, selon les écrivains salariés de Bonaparte, ne portent à la France que des fers, que l'humiliation , et elles attaquent sa gloire à jamais. La partie même de la nation aliénée de l'oppresseur commence à le croire ; elle se rallie à lui, dirigée par ce motif, et cherche à le seconder. La perte entière des droits du peuple français peut être l'effet de l'aveuglement nouveau qui fait naître ce système mensonger et calomniateur.
Source : Gallica

Lettres d'un barbare à un docteur ou philosophe moderne… (1815)

A mesure qu'on avança dans ce qu'on peut nommer le règne consulaire le génie de là nation se transforma de plus en plus : le despote s'affermissait, prenait plus de puissance et en imposait davantage aux écrivains, en augmentant la terreur qu'il avait inspirée aux uns, en éblouissant de plus en plus les autres par son apparente gloire, et en faisant entrevoir à la multitude le prix de son avilissement dans les bienfaits que pouvait répandre sa toute-puissance.
Source : Gallica

Lettres d'un barbare à un docteur ou philosophe moderne… (1815)

Cette époque funeste devait être pour le génie de la nation, ce qu'elle avait été pour son caractère, pour son esprit, et comme elle devait l'être pour ses moeurs, c'est à dire, le signal et le prélude de leur entière métamorphose. Ceux des écrivains qui avaient deviné le despote, redoutèrent sa vengeance et perdirent de leur énergie; les autres, croyant lui devoir des ménagemens, ou étant aveuglés comme la majorité du peuple, crurent ne devoir marcher que d'après son impulsion, et dans la crainte de contrarier sa politique ils restèrent dans l'apathie ou violèrent la vérité.
Source : Gallica

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