Résumé

Lettres sur les délits et les peines… (1809)

En vertu de la liberté naturelle qui appartient à tous les hommes, chacun est en droit de juger de ce qu'il a besoin et de ce qui lui convient ; il n'appartient à personne de décider s'il a bien ou mal fait, parce qu'on n'a aucune autorité sur lui. Si quelqu'un refuse de vendre une chose à tel prix, on ne peut entreprendre de l'y forcer, si cette chose lui appartient de tout droit, sans violer sa liberté naturelle et sans lui faire injure. Le droit d'acheter les choses dont on a besoin n'est qu'un droit imparfait, semblable à celui qu'a un pauvre de recevoir l'aumône d'un riche
Source : Gallica

Lettres sur les délits et les peines… (1809)

Ainsi, les hommes s'associèrent pour assurer leur existence, pour accroître leurs facultés , pour protéger leurs jouissances, et l'amour de soi devint le principe de la société : ainsi l'amour de soi, principe de tout raisonnement, devint le moteur de tout art et de toute jouissance, et produisit tous les développemens du génie et de la puissance. Ainsi, par l'unique secours de ses facultés, l'homme a su lui-même s'élever à l'étonnante hauteur de sa fortune actuelle.
C'est l'ignorance de la nature de l'homme qui jette tant d'incertitude sur la véritable définition du droit naturel.
Source : Gallica

Lettres sur les délits et les peines… (1809)

Si les lois ne sont pas fixes et littérales ; si l'unique droit du magistrat n'est pas de décider que l'action est contraire ou conforme à la loi écrite ; si la règle du juste et de l'injuste, qui doit diriger également les actions de l'ignorant et de l'homme instruit, n'est pas pour le juge une simple question de fait, le citoyen sera esclave des magistrats : or le joug de cette multitude de tyrans est d'autant plus à craindre , que la distance est moindre entre l'oppresseur et l'opprimé.
Source : Gallica

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