Résumé

Louis Champion Les chevaux et les cavaliers de la Tapisserie de Bayeux (1907)

LE DESTRIER, CHEVAL PLUTÔT LÉGER. SIMPLICITÉ DU HARNACHEMENT. LA SELLE ET L'ÉTRIER. - LE BAT. LA BRIDE ET LE GRAND MORS. - LA FERRURE.
Rouges, verts, bleus, mauves ou mi-partie, d'un dessin primitif, dépassant parfois les limites de la fantaisie, les chevaux de la Tapisserie de Bayeux font sourire le visiteur superficiel qui
regarde sans voir, qui ne s'attache pas aux détails, qui ne sait pas s'adapter à l'âme d'un artiste dont près d'un millier d'années le séparent.
Source : Gallica

Louis Champion Les chevaux et les cavaliers de la Tapisserie de Bayeux (1907)

Le Conquérant est de ceux qu'on ne saurait concevoir autrement que sur un cheval de bataille.
Nous avons dû nous attarder sur la figure cavalière de Guillaume ; on ne saurait, en effet, parler de la Tapisserie de Bayeux sans évoquer le héros qui l'inspira. S'il est l'âme de son époque, on peut dire qu'au point de vue hippique, son influence est tout spécialement féconde. Il estime avant tout la vitesse, la souplesse dans les allures, ce que nous appelons « la qualité » ; le cheval sarrasin en était alors le précieux, le seul dépositaire.
Source : Gallica

Louis Champion Les chevaux et les cavaliers de la Tapisserie de Bayeux (1907)

La tête petite, mais large à son sommet, avec le front bombé du sarrasin ou le chanfrein
camus du syrien, les oreilles minuscules, continuellement en éveil, l'œil noble et vif, l'encolure longue, haute et gracieusement flexible, la poitrine profonde et la selle bien à sa place, la croupe arrondie avec la basse attache de queue qu'elle comporte, les allures relevées du genou et d'une souplesse que les artistes ont su rendre : ne sont-ce pas là les caractéristiques du cheval oriental, aussi bien dans les temps modernes qu'au moyen âge ou dans l'antiquité ?
Source : Gallica

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