Résumé

Louis Guérin Le docteur Augustin Fabre : notice biographique (1884)

Non, le génie chrétien n'est pas captif; non, il n'abdique jamais sa personnalité ; il jure quelquefois par la parole d'un maître, mais ce maître c'est Dieu. »
Et cependant s'il fallait qu'un jour il se décidât entre la foi et la science, il n'hésiterait pas, car pour lui « une tete illuminée de science ne vaut pas un cœur qui vibre aux divines harmonies de l'amour. »
Ce choix, il n'eut jamais à le faire. Il fut et il s'honora d'être tout ensemble un savant qui croit et un croyant qui sait.
Source : Gallica

Louis Guérin Le docteur Augustin Fabre : notice biographique (1884)

Mais elle n'étonnera aucun de ceux qui ont connu dans sa jeunesse le docteur Fabre. Il a de plus sérieuses préoccupations que les préoccupations du plaisir , il a de plus nobles affections.
Il aime la science, il sait qu'elle honore la foi du croyant et qu'elle garde la vertu de l'homme ; il a pour elle un vrai culte, et à ce culte il sacrifie toutes les séductions dont Paris entoure toute sa jeunesse.
Il se plaît en sa chambre d'étudiant, cette chambre si modeste, si simple, si pauvrement meublée que sa mère, quand elle la vit pour la première fois, en fut émue jusqu'aux larmes.
Source : Gallica

Louis Guérin Le docteur Augustin Fabre : notice biographique (1884)

Or, ce serait en vain qu'on essaierait de découvrir dans le docteur Fabre deux hommes secrètement hostiles ou seulement séparés : le croyant et le savant. En cette belle intelligence la foi et la science s'unissent et mêlent leurs lumières ; le savant et le croyant sont en lui un même homme, un homme convaincu qu'il n'y a pas d'antagonisme possible entre la science et la foi ; qu'en s'inclinant devant la foi la science demeure grande et libre ; que l'avenir appartient à la foi, mais à la foi défendue, honorée, glorifiée par la science.
Source : Gallica

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