Résumé

Louis de Régnon Vie de la bienheureuse Marianne de Jésus (1858)

MARIAGE DE JEANNE DE CASO. — FONDATION D'UN COUVENT DE CARMÉLITES, A QUITO, PRÉDITE PAR LA BIENHEUREUSE.
Marianne de Jésus ne s'était pas renfermée dans la solitude pour se relâcher dans la voie de la pénitence. Elle, qui dès son enfance, et, presque sous les yeux de ses parents adoptifs, exerçait sur son corps virginal de si cruelles macérations, ne pouvait manquer de céder à son attrait pour les austérités lorsque d'épaisses murailles la dérobaient à tout autre regard qu'à celui de Dieu. D'ailleurs, la vie spirituelle comme la vie naturelle se déveàoppe par degrés.
Source : Gallica

Louis de Régnon Vie de la bienheureuse Marianne de Jésus (1858)

Dieu permit que la charité de sa servante fût rendue inutile par l'endurcissement d'une malheureuse qui a raconté elle-même le trait suivant avec toutes ses circonstances. Au nombre des domestiques de la maison de Caso, se trouvait une jeune fille que Marianne avait élevée dans la crainte de Dieu avec un soin particulier. Elle avait grandi dans l'innocence et la piété, et tout faisait espérer qu'elle serait un jour la couronne de sa sainte maîtresse. Mais, hélas !
que ne peut la fureur des passions dans une âme qui cesse de s'appuyer sur la grâce et la prière!
Source : Gallica

Louis de Régnon Vie de la bienheureuse Marianne de Jésus (1858)

Toujours on y a vu briller des vierges d'une chasteté admirable, qui, étouffant dans leur cœur l'amour des plaisirs et triomphant généreusement des séductions de la chair, ont choisi les noces de l'Agneau sans tache. De ce nombre a été la vénérable servante de Dieu, Marianne de Jésus de Parédès, qui, après avoir, dès ses premières années, consacré au céleste époux le lis de sa chasteté, s'est appliquée à l'entourer de mortifications assidues comme d'une haie d'épines, et l'a conservé jusqu'au dernier soupir dans toute sa fraîcheur.
Source : Gallica

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