Résumé

M. Murat Végétation de la zone prédésertique en Afrique Centrale… (1937)

A Agana on passe assez brusquement de la plaine argileuse où les parties les plus basses sont dénudées, aux dunes mortes où la végétation arbustive occupe au contraire les creux. Cependant il y a une zone de transition d’Agana à Djéméné. Les dunes y sont indistinctes, broussailleuses et leur flore est semblable à celle des espaces sablonneux du Batha, les dépressions sont vastes, quoique moins bien délimitées que les ouadis, et contiennent de grandes mares, qui persistent longtemps avec une flore qu’on ne retrouvera pas plus au nord.
Source : Gallica

M. Murat Végétation de la zone prédésertique en Afrique Centrale… (1937)

A part quelques arbres (Acacia Raddiana, Maerua crassifolia) et buissons (Capparis decidua, Cadaba glandulosa) , la végétation vivace en est très pauvre. La terre est donc nue la plus grande partie de l’année et après les pluies se couvre de plantes annuelles que j’ai vu, à la fin d’août, germer en soulevant par grosses plaques sous leur poussée la croûte superficielle que le soleil avait eu le temps de durcir. Il s’y forme des gazons d’Aristida adscensionis, plus rarement de Schoene-feldia gracilis, ou d’Aristida matabilis en bordure de terre sableuse.
Source : Gallica

M. Murat Végétation de la zone prédésertique en Afrique Centrale… (1937)

La Mortcha N.-E., pays bien homogène, est composée d’une succession d’éléments, plus ou moins étendus, de la pénéplaine séparés par des vallées relativement étroites et peu profondes.
« Les peuplements arbustifs suivent les ouadi et n’en sortent qu’au voisinage immédiat des montagnes et dans le sud. La végétation herbacée vivace... ou annuelle... est disposée en taches ou traînées confinées aux ouadi, dépressions secondaires et rigoles d’écoulement des eaux de pluies locales. »
Source : Gallica

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