Résumé

Maurice Louis Mangin Une mission forestière en Afrique Occidentale Française (1924)

La situation est sérieuse car nulle part, les peuplements forestiers ne sont plus aptes à jouer le double rôle qui leur est dévolu : non seulement ils ne peuvent plus nous fournir les produits qu’à juste titre, nous serions en droit d’escompter, mais ce qui est plus grave, et c’est le point capital de la question forestière en Afrique Occidentale française, l’intensité de la déforestation a rompu l’équilibre des éléments déterminants du climat et de l’hydrographie du pays, mettant en péril son avenir agricole.
Source : Gallica

Maurice Louis Mangin Une mission forestière en Afrique Occidentale Française (1924)

L’appauvrissement des massifs est tel que par exemple l’acajou qui est le but principal de l’exploitation forestière en Côte d’Ivoire, ne se rencontre plus souvent en dimension exploitable qu’à raison d’un acajou pour cinq hectares. C’est le type de la déforestation économique. Si l’on ne réagit pas à brève échéance, on peut prévoir que dans quinze à vingt ans tous les peuplements de la zone économique seront épuisés et que la Côte d’Ivoire subira une crise identique à celle du caoutchouc pour la Guinée.
Source : Gallica

Maurice Louis Mangin Une mission forestière en Afrique Occidentale Française (1924)

La Richesse inépuisable de nos forêts coloniales. — Rien n’est plus inexact, car non seulement nos forêts coloniales sont moins riches qu’on ne l’affirme, mais elles ne sont pas inépuisables et demandent au moins autant de soins que les forêts des régions tempérées pour garder leur capacité productive.
Étudions à titre d’exemple la forêt équatoriale de la Côte d’Ivoire. Elle ne couvre guère qu’une superficie de 7 500 000 hectares, car elle ne s’étend pas sans discontinuité et est fréquemment entrecoupée de clairières et de grandes savanes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature