Résumé

Madame Napoléon (1871)

Monsieur Napoléon, par cet acte, se donna le mérite apparent de donner satisfaction à cette opinion publique à laquelle il reconnaissait déjà qu'appartient la dernière victoire, et qui commençait à gronder contre lui; mais, en réalité, il vengeait une vieille rancune, car il est de notoriété publique qu'il n'avait jamais pardonner à madame la comtesse de Montijo d'avoir réussi à devenir sa belle-mère!
La nation avait toujours eu le bon esprit de ne pas prendre au sérieux les querelles intestines de
ces gens-là elle en riait pour ne pas être
obligée d'en rougir ! ! !
Source : Gallica

Madame Napoléon (1871)

« Qu'on a beaucoup d'amis quand on est dans la prospérité, mais qu'on reste seul quand arrive l'adversité ! ! »
Eh bien, il en est à peu près de même de la parenté.
Mademoiselle Eugénie de Montijo, n'étant que simple comtesse de Teba, avait évidemment autant de cousins que quand elle fut impératrice; seulement, elle n'avait eu guère occasion de les connaître. Quand elle se fut assise, en la glorieuse compagnie que l'on sait, sur le premier trône du monde, ce fut comme une éclosion instantanée, et sa famille, sa parenté, se développèrent avec une fécondité vertigineuse.
Source : Gallica

Madame Napoléon (1871)

Je viens donc, messieurs, dire à la France : J'ai préféré une femme que j'aime et que je respecte à une femme inconnue dont l'alliance eut eu des avantages mêlés de sacrifices. Sans témoigner de dédain pour personne, je cède à mon penchant, mais après avoir consulté ma raison et mes convictions. Enfin, en plaçant l'indépendance, les qualités du coeur, le bonheur de famille, au-dessus des préjugés dynastiques et des calculs de l'ambition, je ne serai pas moins fort, puisque je serai plus libre.
Source : Gallica

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