Jean Gilbert Victor Fialin Persigny

Résumé

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettres de Londres [par J.-G.-V. F. de Persigny… (1840)

Hélas! a-t-il répondu, ne faut-il pas beaucoup oublier ? l'empereur sur le rocher de Sainte-Hélène n'en a-t-il pas fait un devoir pour sa famille? Rappelez-vous aussi cette parole si profonde, prononcée au retour de l'île d'Elbe : Il est des événements d'une telle nature, qu'ils sont au-dessus de l'organisation humaine ! Oui, mon cher général, c'est la seule explication possible de ce qui a suivi les malheurs de l'empire. Et puis, dans ces cinquante ans de révolution et de guerres civiles, quel homme politique peut dire n'avoir jamais été dominé par les événements?
Source : Gallica

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettres de Londres [par J.-G.-V. F. de Persigny… (1840)

Je savais, avant d'avoir vu le neveu de l'empereur, combien l'exil exalte ce sentiment dans les coeurs généreux; mais jamais je ne l'avais entendu exprimer avec autant de celte éloquence qui pénètre l'âme en même temps qu'elle fait réfléchir.
— Ce ne sont pas les hommes de talent qui manquent en France, disait le prince ; la nation de l'honneur est aussi la nation la plus intelligente de la terre. Ce qui manque, c'est à la tête des affaires la passion des améliorations, cette passion qui caractérise les nouvelles races, et qui était l'âme du gouvernement de l'empereur.
Source : Gallica

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettres de Londres [par J.-G.-V. F. de Persigny… (1840)

« On s'est engoué ici, disait-il, du jeune Bonaparte, et l'on a grand tort, car tout annonce qu'il est mal disposé envers l'Angleterre. C'est un homme qui aura toujours présents les souvenirs de Waterloo et de Sainte-Hélène. On ne le voit jamais dans nos dîners ou meetings politiques; il les évite comme s'il craignait d'y compromettre son nom de Bonaparte. Ce n'est pas par goût, mais par force qu'il a choisi l'Angleterre pour asile; s'il préfère ce séjour à la Prusse, à l'Allemagne, ou à l'Autriche, où voulait l'attirer M, de Metternich, c'est parce
».
Source : Gallica

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