Henri Guillaumot

Résumé

Henri Guillaumot Histoire populaire du second Empire (1872)

Je ne saurais mieux comparer la chute de l'empire qu'à celle des Romains. Cette fin se justifie. Napoléon posait en César, il devait finir en César. Ce monde blasé, dégradé, pourri jusqu'à la noëlle, s'abîme dans ses propres vices. Les lémures lui ont creusé un tombeau. L'empereur y tombe, quand sa main affaiblie n'est plus capable de tenir la coupe. Les Saturnales romaines ne l'emportaient pas sur les folies de l'Hôtel-de-Ville. Le luxe inonï de la cour, luxe que soldaient nos deniers, représente en tout point celui des patriciennes et des matrones.
Source : Gallica

Henri Guillaumot Histoire populaire du second Empire (1872)

La Prusse est un cabinet annexé de l'Angleterre ! Si donc nous faisons le total des alliances que nous a values l'empire, nous arrivons à zéro. En dépit de tout, c'était à l'Autriche qu'il fallait s'unir, afin d'empêcher ce qu'un autre appelait : une monstruosité anti-française, l'unité de l'Allemagne sous la main anglaise de la Prusse, c'est-à-dire l'unité de cinquante millions d'Allemands liés à l'Angleterre contre trente-six millions de Français seuls dans le monde. Mais non, l'Empereur se bat contre son alliée naturelle.
Source : Gallica

Henri Guillaumot Histoire populaire du second Empire (1872)

Tel est le résultat de la politique égoïste inaugurée par Bonaparte, Rouher, et son émule, M. Deux-Janvier. De ce prestige qui entourait la France, il ne reste rien. Encore est ce un bonheur que la République ait pris la place de l'empire. Ce régime bonapartiste ne nous a abrutis qu'à moitié. Il y a remède. Si, au contraire, Napoléon nous avait conduits vingt années de plus, la France fut tombée dans les derniers bas-fonds de l'ilotisme.
Sous le maquillage de la courtisane, apparaît toujours l'érosion d'une lèpre honteuse. Une fois que le talc ne mord plus, toute séduction est impossible.
Source : Gallica

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