Résumé

Mananti Nicolas le maître d'école, histoire d'un instituteur révoqué pour cause politique en l'an de liberté 1850… (1851)

N'accusez jamais un prêtre devant un autre ; vous auriez toujours tort : il couvrirait le délit d'un pan de sa robe, et s'il n'avait vu, de ses propres yeux vu, ce qui s'appelle vu, il ne vous croirait pas ; et s'il vous croyait, il vous dirait encore qu'il faut être charitable et ne pas préjuger sur les apparences.
Il est vrai de dire que si le coupable, ou même, si l'on préfère, le calomnié, était un instituteur primaire ou un simple laïque, l'homme charitable tiendrait un tout autre langage.
Lorsque Nicolas fut à Sainte-Adresse, un tonnelier lui indiqua la demeure du curé.
Source : Gallica

Mananti Nicolas le maître d'école, histoire d'un instituteur révoqué pour cause politique en l'an de liberté 1850… (1851)

Nicolas fit si bien, qu'au bout de trois semaines ces deux femmes le considéraient comme leur enfant.
Il apprit aisément l'anglais, tant avec le curé que dans la fréquentation de plusieurs familles anglaises qui habitaient les environs.
Ainsi, après la tempête et l'orage, on voit reparaître le calme et un rayon de douce chaleur. Il arrive souvent, dans la vie, que l'on croit être parvenu au comble des misères humaines ; on rejette tout espoir, on se dit malheureux à toujours, et il suffit d'une circonstance bien simple, futile même en apparence, pour ramener de meilleurs jours.
Source : Gallica

Mananti Nicolas le maître d'école, histoire d'un instituteur révoqué pour cause politique en l'an de liberté 1850… (1851)

Nicolas ne prolongea pas d'une minute le congé qui lui avait été octroyé : le seizième jour, à huit heures du matin, il était de retour au séminaire, plus résolu que jamais à fuir au plus vite. Cependant le séjour de la maison paternelle n'avait pas eu pour lui de grands charmes, car, dans ce court espace de temps, il avait été grondé et battu ; mais il préférait encore cette perspective à devenir un jour un pavé d'enfer, selon l'expression d'un grand pape.
On aveugle l'esprit des jeunes gens qui se destinent à la prêtrise par une foule de sornettes plus risibles les unes que les autres.
Source : Gallica

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