Maurice Halbwachs,
La classe ouvrière et les niveaux de vie…
(1912)
“ Puisque la denrée vaut le prix qu'elle coûte, elle doit procurer à l'organisme une utilité ou un plaisir égal à son prix. Ainsi, en dépit des goûts et des tempéraments, sous la pression des prix qui sont en réalité des faits sociaux, les besoins qui ont pour objet la nourriture tendent à s'uniformiser, et leur hiérarchie à se stabiliser. L'image de l'étalage d'un marchand de denrées alimentaires, avec l'indication de leurs prix, s'impose à la conscience des acheteurs, et ils croient y retrouver le reflet de leurs propres appréciations, alors que celles-ci n'ont, souvent, pas d'autre origine. ”
