Michel de Montaigne,
Essais de Michel de Montaigne. Tome 2
(1865-1866)
“ Quelque conclusion que Montaigne veuille tirer de l'histoire, de son accident, racontée avec tant d'originalité et de génie, il n'en est pas moins certain qu'il y a des morts très-douloureuses, comme il y en a qui sont, selon son expression, muettes et hébétées. Tout ce qu'on peut dire, c'est que les douleurs qui conduisent les maux à la guérison sont quelquefois aussi vives, et même plus vives, que celles qui conduisent à la mort; et qu'il n'est point d'homme qui, dans plusieurs moments de sa vie, n'ait plus souffert qu'il ne souffrira au moment de sa mort. ”
