Résumé

Mémoire pour Michel-Jean-Hugues Péan… (1763)

Le sieur Péan voyant le sieur Martel si peu d'accord avec lui-même, lui a dit à la confrontation qu'assurément la longue disgrace troubloit les opérations de son entendement & de sa mémoire. C'est l'idée que présentent naturellement des discours opposés & tenus successivement par le même homme sur les mêmes faits. Mais quelle que soit la cause de ces variations si multipliées, il est toujours sensible qu'elles font disparaître & qu'elles anéantissent totalement l'imputation faite au sieur Péan par le sieur Varin.
Source : Gallica

Mémoire pour Michel-Jean-Hugues Péan… (1763)

Il n'est que trop de ces esprits bizarres & injustes qui critiquent avec amertume tout ce qui excede les bornes de leur intelligence & de leurs vues. Leur triste malignité qui n'épargne pas les Commandans même dans les heureux succès, se déchaîne sans mesure contre eux dans les revers. Ces hommes envieux & ingrats semblent trouver dans les disgraces publiques un avantage particulier. Le Marquis du Quesne n'ignoroit pas que quelques habitans de la Colonie étoient dans cette malheureuse disposition. Mais un homme d'Etat doit s'armer d'une constance inébranlable.
Source : Gallica

Mémoire pour Michel-Jean-Hugues Péan… (1763)

La fortune la plus brillante, s'il est possible que la source en ait été vicieuse, n'est plus à les yeux qu'un objet de mépris & d'horreur. Il rompt sans délai la société, il en abdique tous les profits.
Que trouveroit-on dans une pareille conduite qui ne fût digne d'éloges ? & à quelle autre voie le sieur Péan auroit-il pu avoir recours pour manifester son attachement inviolable aux loix de l'honneur & de la probité ?
Au reste ce ne sont pas, comme on l'a dit, les discours tenus en France relativement à radministration du Munitionnaire qui ont engagé le sieur Péan à résilier la société.
Source : Gallica

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