Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La leçon de justice, de prudence… (1831)

De loin, on n'a pas conçu les périls ; de près, on ne les comprend pas.
Sans s'en douter, on a fait le mal ; on s'étonne que le mal soit fait.
Les remèdes ne s'offrent pas à ceux qui ont amené les causes.
L'esprit manquait ; le coeur manque. La foudre advenant à l'improviste, abat, écrase.
Vraiment, nous sommes à la veille du moment suprême.
Ce ne serait plus une révolution , dans le sens banal de ce mot.
Ce serait la subversion, la dissolution de la société.
Donnez donc du travail, donnez donc du pain. Le pouvoir court les rues; la loi est sur le pavé.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La leçon de justice, de prudence… (1831)

Le siècle a exagéré l'industrie , a concentré la fabrique , a amoncelé les populations : ignorant que l'excès porte Son terme, que le temps nourrit les crises.
Puis , le siècle devenu , ce semble , tout matériel , se retourne soudain, se retrouve tout-à-fait idéal : ignorant que la liberté tendrait à insurger les masses, à dissoutire la société.
La population industrielle est privée de jugement, au même point qu'elle est pourvue de puissance.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La leçon de justice, de prudence… (1831)

Or, la fourniture du travail est le premier devoir, le premier besoin de l'Etat.
La population requiert plus de soin que la production : le travail est plus à considérer que le prix.
Supposez qu'une immense commandite ou qu'un insolent monopole, possède toute la fabri - que de France.
Trois millions d'ouvriers appartiennent à la compagnie, au même titre que la compagnie leur appartient.
Le besoin et le profit, le travail et l'emploi sont en alliance.
Source : Gallica

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