Résumé

P.-L. Lebas Bonheur et vertu, ou Il était temps… (1799)

M. Granger fut chargé par l'intéressante créature du soin de recueillir cette succession, de remettre à chacun des domestiques les legs portés au testament, et d'offrir à tous ceux qui pourraient le désirer de rester aux différens postes que leur avait assignés leur bienfaiteur; mais Sophie persista à rester dans sa retraite. Son intention était, de ne rentrer dans le monde que lorsqu'elle aurait un protecteur dans l'époux que son cœur avait choisi, ou quand la perte de cette beauté, qui tant de fois avait manqué de lui être funeste, la rassurerait contre les entreprises des hommes.
Source : Gallica

P.-L. Lebas Bonheur et vertu, ou Il était temps… (1799)

N'est-ce que cela, Granger, lui dis-je? Mon père est riche maintenant, et c'est au vôtre, et même plutôt à vous encore, qu'il doit sa fortune. Vous ne m'avez pas dédaignée quand j'étais pauvre, et je me croirai trop heureuse aujourd'hui de devenir votre épouse. La richesse ne fait pas le bonheur.
Nous en aurons toujours assez pour nous, et tant que nous existerons, votre père ne s'appercevra pas de ce qu'il a perdus.
Source : Gallica

P.-L. Lebas Bonheur et vertu, ou Il était temps… (1799)

Ma chère amie, je m'ennuie partout où vous n'êtes pas : je sens que je ne puis plus vivre sans vous; et si vous n'acceptez pas l'offre que je vous ai faite de ma fortune et de ma main , je serai désormais le plus malheureux des hommes. Prenez pitié , Sophie, et de moi et de vous. Vous ne possédez rien, et vous pouvez tout à coup vous trouver à l'abri de la misère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature