Paul Fabre

Résumé

Paul Fabre Des lettres de cachet (1878)

Cependant, monseigneur, dans ma
vive et triste situation, je n'y vois qu'un seul remède pour éviter toutes suites funestes et pour lequel je viens implorer votre protection ; comme la chose presse et que les moments sont chers, ce serait monseigneur, de m'accorder une lettre de cachet pour faire arrêter et mêtre en sûreté au fort de Brescou le nomme Jacques Fabre pour le châtier comme il mérite et l'ôter par là des yeux de mon
fils et des occasions de pouvoir se venger.
Source : Gallica

Paul Fabre Des lettres de cachet (1878)

Malgré cette avalanche de lettres de cachet, dont le nombre est incalculable et que l'on pourrait évaluer à plus de cent mille sous ce triste règne , malgré toutes les ordonnances royales et principalement la déclaration du 16 avril 1757, défendant sous peine de mort de composer, imprimer ou débiter aucun écrit contre la religion et l'autorité royale, la France était inondée d'écrits venus de la Hollande, qui mettaient à nu les vices de la société et les abus de la noblesse et du clergé et confondaient dans le même anathème la religion et la royauté.
Source : Gallica

Paul Fabre Des lettres de cachet (1878)

Colbert, la décadence du royaume marche à grands pas ; un despotisme persécuteur et bigot, puis sanguinaire et féroce, ne fit plus de ce roi qu'un bourreau et un spoliateur : Persécuteur des jansénistes, il les livre à la merci des jésuites ; bourreau, il fait les dragonnades des Cévennes contre les Calvinistes et oblige près d'un million de religionnaires à quitter la France ; spoliateur, il confisque les biens de ceux, que les sabres des dragons ne peuvent convertir.
Source : Gallica

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