Résumé

Portrait de Auguste Puis Auguste Puis Les lettres de cachet à Toulouse au XVIIIe siècle… (1914)

Brailly, condamné aux galères, est enfermé pour sa vie, par lettre de cachet, aux tours de Foix. M. Van der Haeghen a démontré que dans les cas d'injures graves d'un enfant au père, d'inconduite ou de subornation, la lettre de cachet atténuait très sensiblement la rigueur des lois. Elle est donc, à ce point de vue, une manière de bienfait, et ainsi se justifie le mot de Malesherbes : « Quand le Roi, par bonté, veut bien soustraire un coupable à la rigueur des lois, c'est une faveur », ou encore : « Un ordre du Roi est plutôt une faveur qu'une punition. »
Source : Gallica

Portrait de Auguste Puis Auguste Puis Les lettres de cachet à Toulouse au XVIIIe siècle… (1914)

Mère et fille s'entendent moins que mère et fils, pour l'ordinaire ; c'est là une conclusion que l'on peut tirer des lettres de cachet et que suggère aussi l'étude des rapports familiaux dans la société d'aujourd'hui. Quand il s'agit d'une fille, on refuse rarement un ordre du Roi. Après la mère, la parole est aux frères et sœurs, aux maris contre leurs femmes ou réciproquement, et aux parents plus indirects.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Puis Auguste Puis Les lettres de cachet à Toulouse au XVIIIe siècle… (1914)

Il n'en faut pas moins admirer la patiente dextérité avec laquelle Ginesty cherche à débrouiller cet écheveau compliqué, et à empêcher les tristes manœuvres qu'il croit entrevoir, en indiquant même, avec une singulière audace, que les résultats de son enquête impliquent l'innocence du détenu de Pierre-Encise et de la Bastille. Sa première lettre à Saint-Priest est merveilleuse de logique et de bon sens; l'homme de loi serre de près la question, interroge chacun avec tant d'indépendance que nous voyons le maréchal de camp s'indigner, « un homme comme M. de Solages devant être cru sur parole ».
Source : Gallica

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