Résumé

Philippe de Montenon Un examen de conscience en matière politique… (1846)

L'oeil du pouvoir est-il seulement fixé sur un petit nombre d'élus, et sa main, comme son coeur reste-t-elle fermée pour tout ce qui ne se précipite pas vers lui avec enthousiasme? Electeurs, soyez mes juges. Quand, dans votre famille, votre commune, votre arrondissement ou votre département, une question se soulève, un intérêt est en jeu; quand la question doit être résolue, ou l'intérêt satisfait par le gouvernement, est-ce voire bon droit qui vous rassure, et ne lui préférez-vous pas quelque protection puissante?
Source : Gallica

Philippe de Montenon Un examen de conscience en matière politique… (1846)

Eux libres, ou plutôt maîtres absolus, tout le monde doit se trouver satisfait et regarder toute oppression comme abolie. Ils veulent, en un mot, l'entière liberté de façonner la France à leurs doctrines sans rencontrer de résistance.
Électeurs, chefs de famille, vous stigmatiserez et vous repousserez les apôtres d'un semblable système : vous ne pouvez redouter les prêtres, car ils vivent au milieu de vous, et vous les connaissez mieux que personne. Est-ce de politique ou de morale qu'ils s'occupent ?
Source : Gallica

Philippe de Montenon Un examen de conscience en matière politique… (1846)

Pratiquer et appuyer tout ce que l'expérience lui a dit être bon, devient alors, pour cet homme, la loi suprême : attaquer, au contraire, modifier ou détruire tout ce qui lui a paru nuisible, sa plus ardente ambition. Une telle habitude, louable et précieuse dans la vie privée, n'est pas moins indispensable pour tout ce qui touche à la vie politique et aux devoirs du citoyen.
Source : Gallica

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