Pierre-René-Marie Leguen

Résumé

Pierre-René-Marie Leguen La Prorogation. [Signé : Pierre Le Guen… (1851)

Mais tandis que ses soldats se battaient pour la défendre, la France était trahie dans la capitale par les premiers de l'État ; des princes, des ducs, escortés d'une nuée de perfides, employaient toutes les ruses de leur esprit infernal pour paralyser la défense et livrer leur pays, pieds et poings liés, à l'étranger. Napoléon ne comprit pas alors que, pour conjurer le danger, ce n'était pas assez du génie, et que le premier rempart d'une nation est l'élan de la nation elle-même.
Source : Gallica

Pierre-René-Marie Leguen La Prorogation. [Signé : Pierre Le Guen… (1851)

Peutêtre la vérité sera-t-elle étouffée sous les efforts de ses puissants ennemis ; mais peut-être aussi germera-t-elle dans les intelligences non obscurcies par l'intérêt personnel : alors, le bon sens populaire finira peu à peu par le comprendre, et un jour viendra où l'égoïsme et les priviléges seront vaincus par la volonté générale. De ce jour, un pas immense sera fait vers l'égalité. Mais ce triomphe ne peut être obtenu qu'autant que l'on placera à la tête de l'Etat des hommes sincèrement animés du désir de ramener l'humanité à des conditions plus fraternelles.
Source : Gallica

Pierre-René-Marie Leguen La Prorogation. [Signé : Pierre Le Guen… (1851)

L'on n'avancera rien de nouveau ni de contesté en disant que tous les gouvernements, quelle que soit d'ailleurs leur origine, tendent sans cesse à accroître leur pouvoir : ce qui s'explique assez par l'intérêt personnel ou par l'ambition qu'ont naturellement les hommes de vouloir dominer et faire prévaloir leurs idées. Sur les esprits les mieux intentionnés, il se produit une espèce de mirage qui leur persuade aisément qu'eux seuls ont les qualités réquises et les lumières suffisantes pour bien gouverner.
Source : Gallica

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