Résumé

Portrait de Pierre Waldeck-Rousseau Pierre Waldeck-Rousseau Cour d'assises de la Seine. Audience du 14 juin 1892… (1892)

Messieurs, ces accusations sont d'autant plus abominables que M. Burdeau , en 1883 et 1884 , comme il le dira en 1891 dans son rapport, a proclamé que livrer les destinées de la Banque de France , c'est livrer les destinées même de la patrie ! Elle est en temps de paix la gardienne de l'épargne française, en temps de crise elle est la suprême ressource, et seule elle peut empêcher les ruines de s'entasser sur les ruines. En temps de guerre, elle est le trésor de la défense nationale. Livrer la Banque, c'est livrer l'avenir, c'est livrer la patrie !...
Source : Gallica

Portrait de Pierre Waldeck-Rousseau Pierre Waldeck-Rousseau Cour d'assises de la Seine. Audience du 14 juin 1892… (1892)

M. le marquis de Morès nous a dit à son tour que M. Burdeau avait fait attendre son rapport pour marchander !
C'est donc comme rapporteur qu'il s'est vendu ! Eh bien, autant l'accusation est atroce, autant, je puis le dire, elle est stupide. On n'achète pas, encore une fois, un homme qui s'est donné, on n'a pas besoin de prodiguer l'or à un rapporteur dont les sentiments sont connus, et qui n'est que l'instrument d'une commission dont la majorité, que dis-je ? dont l'unanimité est acquise!
Source : Gallica

Portrait de Pierre Waldeck-Rousseau Pierre Waldeck-Rousseau Cour d'assises de la Seine. Audience du 14 juin 1892… (1892)

Vous avez à dire s'il est possible que l'honneur des citoyens soit moins protégé que leur fortune, s'il peut être permis que la vie si pure et si glorieuse que j'ai retracée soit tout à coup ternie par un de ces écrivains qui ne trouvent en vérité des souillures partout que parce que partout ils ont porté la main. A M. Drumont vous devez un châtiment; vous devez une leçon à ceux qui seraient tentés, s'il en est, de marcher sur ses traces.
La diffamation n'est plus un accident, elle est devenue une industrie.
Source : Gallica

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