Pierre de Villiers, Mémoires de la vie du comte D***… (1753)
“ J'étois au désespoir de me séparer de la forte d'une personne que j'aimois toujours, & dont j'avois eu lieu jusques-là de me croire aimé, & je fus mille fois plus touché de l'envie de la revoir encore, & de lui dire adieu avec plus de tranquillité, que de la crainte de Manrique, & du péril dont on me donnoit avis. Il ne me fut pas possible de partir ; & l'amour me fermant les yeux à toute autre considération, qu'à ce qui pouvoit le satisfaire, je ne pensai qu'à me donner à moi-même des raisons plausibles pour demeurer. Les affaires de Monsieur le Prince me servoient toujours de prétexte ”
