Résumé

Politique extérieure. Question de la Plata… (1846)

Les masses n'ont, à opter qu'entre le despotisme des factions et le despotisme d'un seul, et c'est celui-ci qui l'emporte presque toujours, parce qu'il donne au moins à ces républiques troublées les dehors d'un gouvernement durable. L'Amérique espagnole a donc ses Sylla au pouvoir, ses Marius en exil, qui s'habituent à proscrire et à verser le sang comme aux plus mauvais jours de Rome. Chez ces chefs cruels presque retombés dans la barbarie, mais qui ne manquent pas d'une sorte de grandeur ni de certaines vertus, il n'y a ni monstres complets ni parfaits héros, comme nous le croyons en Europe.
Source : Gallica

Politique extérieure. Question de la Plata… (1846)

La convention du 29 octobre 1840 a rectifié notre politique dans la Plata, et a ouvert la seconde période.
Celle-ci a été la plus troublée et la plus difficile ; c'est une phase d'observation et d'attente. Ici la France et l'Angleterre ont réuni leur intérêt commun ; c'est l'Europe assistant au spectacle d'une querelle de barbares, enfants dénaturés de sa civilisation. Toutes les deux en gémissent ; elles y voudraient mettre un terme ; mais notre expérience leur a prouvé que l'intervention empire les maux qu'elle est destinée à détruire.
Source : Gallica

Politique extérieure. Question de la Plata… (1846)

Tous les événements que nous allons avoir à décrire, l'invasion d'Oribe, le péril de la république Orientale, l'armement de la légion française, prennent leur source dans la première politique à laquelle nous venions heureusement de renoncer. S'imaginant follement que notre querelle était à jamais confondue avec la leur, les émigrés argentins et les chefs nouveaux de la république Orientale s'étaient avancés imprudemment au coeur de la puissance de leur adversaire. Déjà, quand il avait la France sur les bras, Rosas avait réussi à les tenir en échec.
Source : Gallica

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