Résumé

Politique internationale. ***. 1893… (1893)

Les plus imposants monuments de la grandeur des deux pays, ceux auxquels l'Empire d'Allemagne et la République française pourraient convier tous les peuples, tous les travailleurs de l'Europe, devraient être de nouveaux temples de Janus bâtis sur leurs Champs de Mars ; des monuments qui, contrairement à l'usage antique, resteraient toujours ouverts pour y fêter la concorde et la paix du monde.
De semblables pensées ne sont-elles pas des illusions, des chimères? L'âge d'or, dira-t-on, ne saurait revivre sur la terre, et le fléau de la guerre est nécessaire à l'humanité.
Source : Gallica

Politique internationale. ***. 1893… (1893)

C'est pour une oeuvre semblable que l'Angleterre a tendu la main à l'Empire ; c'est une grande nation, sans préjugés. Rien ne l'arrête !
Que de fautes à réparer pour notre République, qui, pour rester forte, devrait toujours être prudente et sage ! Pour rendre la France grande et prospère, ne doit-elle pas abandonner tous ces faux principes de politique coloniale qui sont comme la trace ineffaçable des fautes des gouvernements qui l'ont précédée ? Ne doit-elle pas repousser un semblable héritage et chercher dans ses intérêts vrais, indiscutables, l'inspiration de sa politique extérieure?
Source : Gallica

Politique internationale. ***. 1893… (1893)

Si l'Alsace et la Lorraine optent pour l'Allemagne, la France n'aura qu'à s'incliner, à oublier! Ce résultat prouverait que l'Allemagne a réussi, au delà même de ses espérances, à germaniser.
Mais si ces provinces continuent à protester de leur attachement à la France, nous en appelons au gouvernement de l'Empereur, à l'Allemagne tout entière, la rançon du vaincu ne peut être maintenue : qu'on la transforme !
Une guerre de conquête se justifie par la loi du progrès qui est la loi de l'humanité...
Source : Gallica

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