Émile de Girardin,
L'Équilibre européen, par Émile de Girardin
(1859)
“ La paix qui rapetisse un peuple n'est point la paix ; c'est la pente qui le ramène à la guerre. Ce ne sera donc jamais de cette paix-là que je prendrai la défense. La paix que je persiste à défendre et qui n'a plus d'organe, ce n'est pas la paix qui enchaîne le faible, c'est la paix qui transforme le fort; c'est la paix que Napoléon premier consul offrait au roi d'Angleterre et caractérisait en ces termes dans la lettre qu'il lui écrivait en 1800 : « La paix est le premier des besoins comme » la première des gloires; » c'est la paix qui sera mûre le lendemain de notre première grande victoire. ”
