Résumé

Gare à la Prusse ! (1866)

La France, unifiée par Louis XI, Richelieu et Louis XIV, la France, devenue prépondérante en Europe et dans le monde grâce à son unité, c'est un exemple qui a dû faire naître plus d'un unitaire, c'est une situation qui a dû éveiller l'envie ou l'ambition de plus d'un peuple. Être un, pour être fort, et pouvoir, non plus même seulement se défendre, mais attaquer au besoin, mais conquérir, peutêtre, la prépondérance, et promener dans le monde la gloire de son drapeau sans rival !...
Source : Gallica

Gare à la Prusse ! (1866)

Faute de raison et faute de droit, ce sera au nom d'aspirations nouvelles, substituées frauduleusement aux aspirations anciennes, ce sera au nom de la grande nationalité, au nom de l'unification de l'Italie. Et il ne s'agit plus seulement de chasser l'Autriche du Lombard-Vénitien, il s'agit surtout de renverser le Pape. Il est vrai qu'ainsi la maison de Savoie est invitée à s'emparer, per fas et nefas, de tous les Etats de la Péninsule, et à monter sur le grand trône national ; il est vrai que la Révolution ne travaille pas précisément à élever des trônes.
Source : Gallica

Gare à la Prusse ! (1866)

Or l'Autriche, on le sait désormais, n'est encore ni écrasée, ni même abattue ; seule il lui serait encore possible d'anéantir le vainqueur présomptueux qui foule son territoire et s'est avancé jusqu'aux portes de sa capitale. Elle n'aurait, peut-on croire, qu'à bien diriger l'héroïsme tenace et le patriotisme exaspéré de ses populations fidèles, que l'on s'accorde à représenter comme frémissant de colère à la vue de la paix désastreuse et honteuse qu'elle accepte.
Source : Gallica

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