Résumé

Le prestige de la France en Europe… (1890)

Moi, étranger qui vis parmis vous et vous aime presque comme mes compatriotes, moi, qui ne suis inféodé à aucun parti politique et considère l'histoire contemporaine, au point de vue national, avec une parfaite impartialité, je crois réunir en moi les qualités nécessaires pour accomplir le rôle d'intermédiaire, en ce sens je dirai avec une brutale franchise ce qu'on pense en deça et au delà des Alpes et des Vosges.
Le but suprême de toute la nation française, c'est la réincorporation de l'Alsace-Lorraine dans sa vieille patrie.
Source : Gallica

Le prestige de la France en Europe… (1890)

L'Allemagne ne pourra plus désormais, pour réclamer à ses sujets de nouveaux millions pour ses armements, montrer du doigt le trou de Belfort ; on croira à la parole solennelle d'une nation entière. Le Parlement allemand, encouragé par l'enthousiasme des masses, sûr de l'appui moral de la France, de la Suisse et du grand continent d'Amérique, entièrement républicain, refusera le budget militaire, et ce sera le commencement de la fin de la barbarie qui, depuis des siècles, a proclamé ce cruel axiome : « La force prime le droit ».
Source : Gallica

Le prestige de la France en Europe… (1890)

Le moment est donc arrivé où il faut préparer la rentrée solennelle de l'Alsace-Lorraine dans sa patrie française, à laquelle elle est attachée par des liens presque indissolubles. Les peuples reprendront leur droit sacré, qui n'est jusqu'ici inscrit dans aucun code officiel, mais qui est basé sur les lois immuables du progrès humain — leur droit, dis-je, de disposer d'euxmêmes comme bon leur semble. Nous sommes loin de cette époque barbare où toutes les nations se sont sans résistance courbées sous le joug de quelques usurpateurs et d'une poignée de hobereaux.
Source : Gallica

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