Théophile Bost

Résumé

Théophile Bost Le réveil de la France (1871)

Ce n'est un malheur pour personne d'être Allemand, excepté pour ceux qui le seraient malgré eux. Demandez-leur ce qu'ils veulent être; ils sont d'âge à répondre. Peignez-leur les malheurs qui attendent ces pauvres races latines, l'avenir de décadence qui leur est réservé, la gloire qui attend l'Allemagne bismarkisée, et puis laissez-leur le choix. Si, après deux siècles, pendant lesquels elles ont confondu leurs destinées avec les nôtres, la France n'a pas pu se faire aimer de ces deux provinces, qu'elles fassent retour à l'Allemagne, ce sera justice de toute manière.
Source : Gallica

Théophile Bost Le réveil de la France (1871)

En outre, cette victoire remportée sur l'Allemagne n'eut été, dans le fond des choses, qu'une victoire de Napoléon sur la France. Le véritable vainqueur, c'était le régime personnel qui sortait triomphant de cette heureuse entreprise; et le véritable vaincu, c'était nous. Dans l'état où cette guerre nous a trouvés, nous aurions formé un nouveau bail avec le despotisme, un nouveau pacte avec la honte, et le mal devenait peut-être absolument sans remède.
Source : Gallica

Théophile Bost Le réveil de la France (1871)

Tromper le public, le mener à des entreprises inavouables; par le mirage de la gloire ou de l'intérêt, dire ce que l'on sait être faux, faire dévier les discussions, se tirer d'affaire en se jetant par côté et obtenir les applaudissements d'une majorité vendue, c'est toute son oeuvre ! Et qui pourra dire à quel point ce venin a pénétré dans la société !
Il ne faut pas dire que M. Rouher ait été par son absence totale d'honneur politique un homme trop exceptionnel pour qu'on puisse en faire un reproche à la France. Un peuple qui a le suffrage universel est responsable de son gouvernement.
Source : Gallica

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