Résumé

Pourquoi la guerre ? Lettres à M. le maréchal *** (1840)

Enfin, la Prusse, sans avoir un intérêt aussi direct que l'Angleterre, la France et l'Autriche à surveiller et, au besoin, à combattre une si grande, si dangereuse extension de puissance, s'unira toujours à l'Autriche, même à la France, pour contenir la Russie. Ainsi donc, et par le seul contre-poids de l'intérêt rival des cinq puissances, la Turquie d'Europe doit vivre encore de cette vie languissante qu'on lui laisse, jusqu'au jour où une conflagration formidable viendra définitivement l'absorber.
Source : Gallica

Pourquoi la guerre ? Lettres à M. le maréchal *** (1840)

M. Thiers ne s'est pas contenté de tant de succès, je dirai presque de tant dé gloire; il a voulu, à lui seul, diriger la France, il
a eu la témérité de se croire la suprême sagesse, le
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suprême patriotisme ; M. Thiers s'est vu, deux fois, contraint de résigner le pouvoir. L'ange déchu n'a pas su se soumettre; il s'est révolté contre lui-même; il a renié son passé de modération, de prudence, de courage; il a voulu reconquérir la France; reconquérir l'Europe ; être, le maître au dedans et au dehors. — Il est tombé encore; il devait tomber.
Source : Gallica

Pourquoi la guerre ? Lettres à M. le maréchal *** (1840)

Un vieillard, plein de sève encore, qui a hérité du génie des Sélim et des Soliman, s'est affranchi d'une tutelle impuissante. Il a organisé l'Egypte, lui a imprimé une impulsion féconde et ravivé ses forces épuisées ; il a créé enfin, et mérité par là son émancipation. Une faute bien grande, de son maître, de ce Mahmoud qui, lui aussi, avait noblement conçu la régénération de l'empire ottoman ; cette faute, que le sultan a payée de sa vie, c'est de ne pas avoir compris toute la force que l'empire pouvait tirer du puissant vassal.
Source : Gallica

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