Quatrelles

Résumé

Quatrelles,  Colin Tampon (1885)

“ Dans la pratique, il suffit d'un grain de sable pour tout entraver.
A mesure qu'il s'éloignait de Cuise, il semblait à Firmin qu'il respirait plus à l'aise. C'était peut-être aussi qu'en s'éloignant de Cuise et de son école, il se rapprochait de Port-aux-Perches et de son auberge. Il entra dans la ville en fredonnant, le cœur allègre, le corps plus léger, comme s'il eût fait un long voyage chez les sauvages et qu'il retrouvât enfin son pays rempli d'amis empressés à lui faire fète.
Bien qu'il fût plus tard que d'habitude, Madame Maillard n'avait pas quitté le perron.
”
Source : Gallica

Quatrelles,  Colin Tampon (1885)

“ Il y a des jours où Madame Savine laisse tout aller à la débandade... et d'autres où elle s'emporte pour une mouche qui aura glissé dans une carafe.
— Elle, qui réveillait quasiment le soleil par ses chansons et ses éclats de rire, restera au lit jusqu'à dix heures, et, le lendemain matin, s'habillera sans avoir défait son lit.
— C'est drôle, tout de même !
— M. Firmin, lui, passera des journées entières étendu au plus haut d'une pile de planches, les yeux ouverts, sans rien regarder. Si on approche, il vous dit brusquement : « Est-ce que je t'ai appelé ? Non. Eh bien, file ! »
”
Source : Gallica

Quatrelles,  Colin Tampon (1885)

“ Tandis que tu paissais le trèfle incarnat et la luzerne, séparée de Colinet par un fossé, te doutais-tu, Colinette, des ravages que tu avais causés dans ces deux cœurs jusque-là paisibles? Car, enfin, tout cela, c'était ta faute, Colinette, ta très grande faute.
Firmin s'en fut à Cuise-Lamotte rendre visite à Maître Jean-Jacques Ruisseau, qui y tenait un pensionnat « modèle ».
Tous les cirques ont leurs clowns, toutes les baraques ont leurs pitres dont les lazzi, dont les audaces, dont les farces à outrance grisent et entraînent la foule.
”
Source : Gallica

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