Résumé

Requête des enfants à naître, facétie publiée par E.… (1873)

Les villes qui avoient quelques revenus ont fourni sur leurs deniers patrimoniaux la dépense de leurs élèves ; plusieurs seigneurs en ont envoyé à leurs frais; des communautés, qui n'avoient pas les mêmes ressources, se font cotisées pour les leurs ; quelques femmes mêmes, un peu aisées, ont sacrifié de bon cœur une somme légère pour se rendre utiles à leurs concitoyens; & M. le Nain a eu la satisfaction de rassembler quatre-vingts élèves pour le premier cours de Madame Ducoudray.
Source : Gallica

Requête des enfants à naître, facétie publiée par E.… (1873)

Le plus grand nombre n'acquiert que le degré de connaissance nécessaire pour les accouchements ordinaires; ce qui suffit pour les rendre très-utiles, d'autant plus qu'il n'en fort point des mains de Madame Ducoudray qui ne soient assez instruites pour, du moins, juger exactement
de la situation de l'enfant, des obitacles qui peuvent rendre un accouchement laborieux, des accidens qui peuvent mettre en danger la mère & l'enfant, & qui exigent qu'on appelle du secours.
Source : Gallica

Requête des enfants à naître, facétie publiée par E.… (1873)

On ne peut penser, sans effroi, aux malheurs sans nombre que cause, dans les provinces, l'ignorance profonde de celles qui y exercent le métier de Sages- Femmes sans en avoir les plus legères notions ; elles font périr une infinité de femmes & d'enfans, à qui le moindre secours auroit fauvé la vie, sans compter le nombre plus grand encore d'enfans qu'elles estropient & des femmes qu'elles blessent dès la première couche, & qu'elles rendent absolument incapables de devenir mères par la fuite.
Source : Gallica

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