Résumé

Samuel-Henry Berthoud La petite Colombelle, ou Aventures d'un tisserand (1861)

Ne vois en moi que Christian, ton mari, ton bien-aimé Christian, celui qui t'aime plus que sa vie, plus que sa gloire. Ah! plutôt la haine et la colère de Charles-Quint, plutôt la guerre avec lui, que de te causer un seul moment d'alarmes.
— La guerre? La guerre à cause de moi! Le malheur du Danemark, le vôtre, peut-être! Exposer votre vie sur un champ de bataille ! Oh! mon Dieu ! mon Dieu ! faites-moi mourir ! Vous voyez bien que la vie m'est odieuse et fatale !
Le roi ne quitta Duyvecke que le lendemain. Il la laissa sinon consolée et sereine, du moins sans désespoir.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud La petite Colombelle, ou Aventures d'un tisserand (1861)

La fidélité maladroite ne Torbern l'a engagé à demander pour moi, sans mon assentiment, la main d'Isabelle, sœur du roi des PaysBas. J'abjure à jamais ce dessein maudit et que j'avais déjà repousse plus d'une fois, ma Duyvecke, ma blanche colombe.
— Sire, répondit-elle, n'hésitez pas, si votre bonheur et votre gloire l'exigent, à fouler sous vos pieds le cadavre d'une pauvre femme. Il n'y a plus pour elle, d'ailleurs, en ce monde de bonheur possible. Vous êtes le roi, et je ne suis qu'une obscure servante d'auberge. Le roi! mon Dieu ! le roi! Oh !
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud La petite Colombelle, ou Aventures d'un tisserand (1861)

Puissiez-vous être la colombe qui m'apporte, dans son joli bec rose, le rameau d'olivier de l'espérance et du bonheur !
Il porta le gobelet à ses lèvres et le vida d'un seul trait. L'allusion à son nom fit sourire la jeune fille.
— Buvez à ma santé, dit-elle ; je prierai Dieu pour vous, et je ferai une neuvaine à Notre-Dame de Berghen, afin d'obtenir qu'elle vous protège.
— Et maintenant, jeune homme, dit l'aubergiste, il faut vous occuper de votre réception parmi les compagnons de la hanse. Voici précisément Iacobs, le maître des compagnons tisserands.
Source : Gallica

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