Résumé

Sidy-Mahmoud Lettres de Sidy-Mahmoud, écrites pendant son séjour en France en 1825… (1825)

Ah! loin qu'un pareil zèle religieux ait rien de menaçant pour nous, il est au contraire notre meilleure sauvegarde. Crois-moi, tant qu'il sera encouragé comme il l'est aujourd'hui, cette nation ne redeviendra point assez puissante pour tenter des guerres et des conquêtes au dehors.
Réjouissons - nous donc, cher Hassan, le ciel daigne écarter des enfans du prophète les dangers dont nous les avions cru menacés.
Source : Gallica

Sidy-Mahmoud Lettres de Sidy-Mahmoud, écrites pendant son séjour en France en 1825… (1825)

Les voitures, les cavaliers s'élançaient au milieu de la foule pressée des habitans ; le
NEUVIÈME. 143
soir, les pièces du feu d'artifice allaient frapper les spectateurs comme des boulets lancés par la bouche enflammée d'un canon. C'est un miracle que, dans un pareil jour de fête, il ne périsse pas autant de monde que dans un jour de bataille.
Je suis étourdi, excédé de ces réjouissances, cher Hassan ; ce peuple se croit le premier peuple du monde ; que les étrangers viennent assister à ses fêtes, et ils sauront à quoi s'en tenir.
Source : Gallica

Sidy-Mahmoud Lettres de Sidy-Mahmoud, écrites pendant son séjour en France en 1825… (1825)

La tempête a assailli mon navire, et j'ai vu périr, dans les flots, une partie de ces animaux terribles sur lesquels je comptais pour obtenir un accueil favorable ; car, tu le sais , ces chrétiens ne sont point insensibles aux présens ; et, quand le don leur plaît, peu leur importe la main dont ils le tiennent, et la manière dont il est acquis.
En approchant des côtes de France, ma tristesse redoubla quand on me dit que je devais débarquer à Marseille.
Source : Gallica

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