Résumé

Société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts… (1881)

La Cheffâa constitue une des dispositions les plus curieuses et les plus subtiles de la loi ou plutôt de la jurisprudence Musulmane.
Elle consiste en ce que le propriétaire d'un immeuble, contigu à un immeuble vendu, a la faculté de se substituer à l'acquéreur de cet immeuble et d'en devenir lui-même propriétaire, en remboursant le prix exact de la vente.
Nous disons qu'elle résulte de la jurisprudence plutôt que de la loi Musulmane.
La loi Musulmane est en effet tout entière dans le Coran, et le Coran ne parle pas du droit de préemption.
Source : Gallica

Société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts… (1881)

En voyant de quelle façon le Gouvernement Tunisien est intervenu pour exploiter l'ignorance et l'esprit craintif des populations de l'Enfida, pour surexciter leurs sentiments religieux, pour faire appel aux passions les plus ardentes et arriver par là à mettre la propriété des acquéreurs sous une sorte de séquestre, tout esprit impartial n'hésitera pas à reconnaître que la question de l'Enfida se débat aujourd'hui entre le Gouvernement du Bey de Tunis et les acquéreurs Français, et non pas entre ces derniers et un Sujet Anglais
Source : Gallica

Société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts… (1881)

C'est que, depuis le 14 janvier, le Gouvernement Tunisien a usé de tous ses moyens d'action pour intimider des hommes qui sont ses sujets. Aucun ne prend au sérieux le sieur Levy. Ils savent parfaitement que cet individu n'est qu'un prête-nom. Ils n'ignorent pas davantage que l'exercice du droit de cheffâa est rendu impossible par la réserve que Khérédine s'est faite d'une bande de terrain tout autour de toutes les limites de l'Enfida. Mais ils out peur du Gouvernement du Bey, dont les menaces pourraient se traduire un jour par des redoublements d'exactions et par la bastonnade.
Source : Gallica

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