Résumé

Th. Bentzon Un romancier californien — Bret Harte

Il courut un bourdonnement flatteur dans la chambre, une expression triomphante passa sur les traits de Mac Snagley, une ombre sévère sur celle du maître, et les spectateurs de la fenêtre ne purent contenir un désappointement comique. Mliss feuilleta rapidement son livre d’astronomie, puis le ferma d’un coup sec et bruyant. Mac Snagley exhala un gémissement, la foule respectable alignée dans l’école s’étonna ; un hourra sauvage éclata parmi le public des fenêtres, lorsque, laissant retomber son poing fermé sur le pupitre, Mliss fit entendre cette déclaration emphatique : — C’est un mensonge.
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Th. Bentzon Un romancier californien — Bret Harte

Héritière des qualités physiques de sa mère et subissant l’influence du climat de la Montagne-Rouge, elle s’était épanouie de bonne heure : aussi toute la jeunesse de Smith’s Pocket, aux yeux de qui ce genre de fleur était une rareté, soupirait pour elle en avril et languissait de désir au mois de mai. Les amoureux assiégeaient l’école à l’heure de la sortie, quelques-uns étaient jaloux du maître. Peut-être ce fut cette dernière circonstance qui lui ouvrit les yeux ; cependant il ne pouvait point ne pas remarquer que Clytie était romanesque.
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Quelques-uns des colons parmi les plus humbles avaient rassemblé une petite somme qui permit à Mliss la déguenillée de porter désormais les habits d’un être décent et civilisé, et souvent un rude serrement de main, un mot d’approbation de la part de quelque ouvrier à chemise de laine faisait monter une rougeur vive au visage du jeune maître, qui se demandait s’il méritait bien ces témoignages d’estime.
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