Résumé

Portrait de Étienne Lamy Étienne Lamy Etudes sur le second empire , par Etienne Lamy (1895)

Il ne reste à la France à compter que sur elle-même. Elle a le droit de croire que c'est assez. Sa population n'est pas inférieure à celle de la Prusse, sa richesse l'emporte. Il suffit, pour parer à toutes les éventualités, de réformer sans retard un système vieilli, de donner à notre armée le nombre et l'organisation qui font également défaut.
L'Empereur vit le remède, et, en 1868, par un message et des projets de loi, l'indiqua au pays. Mais il y a une façon vivante, impérative de porter la vérité, il y a une façon stérile de la soutenir avec une âme molle et des paroles mortes.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Lamy Étienne Lamy Etudes sur le second empire , par Etienne Lamy (1895)

Si les institutions établies pour garantir à chacun la liberté et à l'opinion publique le pouvoir ne couvrent plus que le règne hypocrite ou violent d'une faction; si, victorieuse, elle a corrompu la tribune, la presse, le vote, faussé toutes les armes par lesquelles le peuple défend son indépendance, il ne reste plus de la démocratie qu'un mensonge, de la légalité que des formes vides, et aucun moyen régulier ne subsiste de rétablir un gouvernement meilleur. Alors la destruction violente de cette légalité pourrie devient la seule chance de retour à l'ordre.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Lamy Étienne Lamy Etudes sur le second empire , par Etienne Lamy (1895)

La Chambre violée n'est plus qu'un sépulcre vide : c'est à l'Hôtel de Ville que toute révolution sacre ses chefs. Déjà peut-être la démagogie s'y installe. C'est là qu'il est temps de la prévenir ou de la déposséder. Voilà pourquoi Jules Favre répond aux cris de République : « Ce n'est pas ici qu'il faut la proclamer. A l'Hôtel de Ville! » Une partie des envahisseurs, les plus ardents des deux factions rivales, répète le cri, et se précipite sur les pas de M. Jules Favre et de M. Gambetta qui, le premier par la rive droite, le second par la rive gauche, marchent déjà vers la place de Grève.
Source : Gallica

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