Alphonse Quinette

Élements biographiques

Alphonse Quinette,  Poésies (1902)

“ « Cagnol, à l'instant même « Levez-vous et parlez!... — A boire!... » répondit, Debout, spectre vivant, le pochard de la veille. Et le clan des rapins, que la scène émerveille, Dans un joyeux tumulte à tout rompre applaudit.
VIEILLE NOBLESSE
La famille Crac du Narsy Se vante de son origine, La plus ancienne, j'imagine, Dont on ait parlé jusqu'ici.
En ce temps-là, — c'était au plus lointain des âges, Le premier des Narsy, de ces barons fameux, Aux coeurs droits, aux mâles visages, Dont le manoir, nid d'aigle, est robuste comme eux, Naquit, tel qu'un éclair, du choc de deux nuages.
”
Source : Gallica

Alphonse Quinette,  Poésies (1902)

“ Un mignon petit chien, Le plus fidèle ami de l'espiègle Pauline, Ami qui se montrait, comme on le pense bien, Câlin pour elle autant qu'elle pour lui câline.
Ils marchaient dans la vie allègres et contents, Tels que deux promeneurs par les monts et la plaine S'en vont sous le ciel clair ou sous les bois chantants Qu'un zéphyr printanier frôle de son haleine.
Mais vint un jour, jour sombre, où le destin sur eux Fit peser lourdement son aveugle puissance,
GALERIE ENFANTINE 231
Où l'un et l'autre, atteints par un malheur affreux, Gémirent, l'âme en proie aux regrets de l'absence.
”
Source : Gallica

Alphonse Quinette,  Poésies (1902)

“ Dans le calme boudoir à peine est-elle entrée, Que la dame aux yeux bleus déjà s'est emparée De l'une des deux fleurs, — la rose que Dieu fit! Et, pendant que Lia respire avec délice L'effluve parfumé du merveilleux calice, L'autre rage à l'écart : l'épreuve lui suffit.
SOUHAITS A UN NOUVEAU-NÉ
Enfant, alors que dans la vie Tu fais ton début par des pleurs, Ta famille, l'âme ravie, Sourit en te couvrant de fleurs.
Loin des périls où te convie Le monde aux débats querelleurs, Puisse ton sort digne d'envie Ignorer toutes les douleurs !
”
Source : Gallica

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