Amédée-Pierre Marcorelles

Élements biographiques

Amédée-Pierre Marcorelles Anémie et cancer de l'estomac (1910)

L'ulcère de l'estomac peut donner lieu à un syndrome anémique grave, lorsque le malade a eu des hémorrhagies abondantes et répétées. Mais ici le passé gastrique du malade à une grande importance ; la notion d'une hématémèse ou de mélaena manquera rarement; l'anémie bien que grave n'atteint pas en général un degré aussi considérable et se répare souvent assez rapidement, car la perte de sang, seule, a été cause de l'abaissement des hématies, sans avoir été doublée d'une processus hémolytique. Le chimisme gastrique, l'examen de la résistance globulaire, etc., seront aussi utilisés.
Source : Gallica

Amédée-Pierre Marcorelles Anémie et cancer de l'estomac (1910)

Dans le cas particulier du cancer de l'estomac, les hémolysines cancéreuses qui détruisent les hématies causent une activité réparatrice de la moelle.
D'autre part, dans le sang, il se forme des anti-hémolysines et celles-ci ont pour effet d'augmenter la résistance des globules rouges, mais le foyer producteur d'hémolysines en met continuellement en circulation ; leur quantité augmente chaque jour, par suite de l'extension du foyer cancéreux qui les produit, ce qui explique que malgré cette augmentation de résistance des hématies, la déglobulisation suive son cours progressif*.
Source : Gallica

Amédée-Pierre Marcorelles Anémie et cancer de l'estomac (1910)

En effet, on peut supposer que, dans la forme que nous étudions, l'anémie est un symptôme tout à fait précoce ; le cancer, dès sa formation, aurait sur le sang une action destructive marquée, et la déglobulisation serait au début le seul signe constatable de néoplasie. Les signes gastriques ne font leur apparition que plus tard quand l'évolution du néoplasme est avancée, comme il arrive dans la forme habituelle du cancer de l'estomac; encore dans la forme anémique n'apparaissent-ils pas toujours.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature