Anne-Marie-Charles de Bodin Galembert

Élements biographiques

Anne-Marie-Charles de Bodin Galembert Une des causes de nos malheurs… (1871)

Pour rendre à la France la grandeur qu'elle a perdue , il faut suivre avant tout une politique honnête, stable, qui, en s'occupant du présent, tienne compte du passé et se rattache à l'avenir. La vie d'un peuple, semblable à celle de l'homme, se compose de ces trois termes, indivisibles l'un de l'autre, solidaires entre eux. Leur homogénéité, leur harmonie forment l'unité de l'existence, son équilibre et sa force.
Source : Gallica

Anne-Marie-Charles de Bodin Galembert Une des causes de nos malheurs… (1871)

Plus un peuple, dans sa législation intérieure, accordera de protection à la faiblesse, plus, dans ses relations internationales , il professera de respect pour les petits États par son observation scrupuleuse du droit des gens et des traités, plus ce peuple révélera la puissance de sa vie morale, c'est-àdire sa vraie grandeur.
Contre ce fait providentiel de l'inégalité des États, de tout temps ont protesté l'ambition et l'esprit de conquête. De tout temps les grands et les forts ont voulu absorber les petits et les faibles. La fable du loup et de l'agneau sera éternellement vraie.
Source : Gallica

Anne-Marie-Charles de Bodin Galembert Une des causes de nos malheurs… (1871)

Le coup dÉtat du 2 décembre 1851, d'où devait fatalement découler l'Empire, comme l'effet de sa cause, établit en faveur de Louis-Napoléon une véritable dictature qu'il put mettre à profit tant à l'égard de la politique intérieure que de la politique étrangère.
Le Piémont possédait alors, comme principal ministre , M. de Cavour, homme d'un talent et d'une valeur incontestables , homme de génie même aux yeux de ceux qui pensent que la politique est affranchie des lois de la morale, que la fin justifie les moyens, que le succès légitime toute entreprise.
Source : Gallica

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